Thomas Azier publie son premier album : Hylas !

Pochette de l'album Hylas de Thomas AzierThomas Azier fait partie de ces artistes qu’on a oubliés d’écouter en 2012, puis en 2013, et qui déboulent maintenant avec un premier album et on se dit « Mais pourquoi on n’a pas écouté ça plus tôt ? » Red Eyes aurait probablement fait partie de nos chansons de l’année 2012 tandis que Ghostcity figurerait dans nos coups de coeur de 2013. Mais ce manque de professionnalisme flagrant a également ses qualités : comme on en discutait récemment vis-à-vis de MØ, on retrouve avec Hylas une compilation de ses précédents EPs, peu d’inédits pour ceux qui le suivent depuis le début. Et bien bibi (et vous peut-être aussi), il se retrouve par contre avec un album entier qu’il ne connaît pas et c’est tout bon, ça !

Mise en bouche : Red Eyes [2012] par Thomas Azier

Tout est déjà presque dit avec ce premier extrait : Thomas Azier propose une électro-pop travaillée qui met en avant, détail non négligeable, une jolie voix. Ici, il utilise sa voix de tête qui donne une puissance énorme à son refrain ! Mais, au contraire d’un James Vincent McMorrow qui peut lasser sur un album entier, l’artiste néerlandais ici varie les ambiances vocales pour faire de chacune des chansons composant Hylas une pièce unique. L’extrait suivant, Ghostcity, utilise quand même le même genre de ficelles vocales que Red Eyes, mais les couplets et le pont en mode « obscure boîte de nuit berlinoise » sont vraiment la base marquante et intéressante du titre.

Plat consistant : Ghostcity [2013] par Thomas Azier

L’électro-pop utilisée ici fait penser au virage musical effectué par VV Brown l’année passée. Angelene, un autre morceau marquant de Hylas propose un refrain électronique qui n’est pas sans rappeler l’ambiance et la voix trafiquée d’un I Can Give You More, par exemple. Sur Verwandlung, on peut penser plutôt à Hurts dans le phrasé et l’ambiance encore une fois très électronique allemande des années 80. Thomas Azier ne vous est peut-être pas inconnu puisqu’il a assuré les premières parties des concerts de Woodkid (qui a d’ailleurs remixé Angelene) et de Stromae (Azier a participé à la production de Racine Carrée !). Bref, à côtoyer les plus grands et avec un premier disque d’une telle qualité, il n’y a pas de doute : on entendra encore longtemps parler de Thomas Azier !

Dessert : Angelene et Verwandlung par Thomas Azier

Mignardise : Rukeli’s Last Dance par Thomas Azier

 

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