Le CàMFoiDS > Supergrass – Road To Rouen

Supergrass-Road_To_Rouen_coverQuelque part entre Superbus et Supertramp…

Cette semaine, je vous emmène avec moi sur la route de Rouen ! The Road To Rouen ! Yeeeeeah ! Alright ! Ça a l’air trop cool ! On va y baratter du beurre ! To barrat some butter ! Yeah ! Rock’n’roll ! Et pour nous y emmener, nous ne prendrons pas un super bus, mais un Supergrass !

Vous pensez que j’ai fumé des produits psychotropes ? Non, je n’en ai pas souvenir. Pas récemment. Non. Cliquons sur Continuer la lecture.

Vous avez cliqué ? Continuons. Et commençons par un petit retour en arrière. Vers l’année 1995, pour être précis. Année du tremblement de terre de Kobé et de la reprise des essais nucléaires français. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Cette année, un petit groupe de pop britannique appelé Supergrass, élevé avec la punk-pop de l’époque, mais aussi des Kinks et des Who dans le biberon, sort un tube retentissant : Alright.

Gaz CoombesMick Quinn et Danny Goffey, qui empruntent aux Beatles le raffinement capillaire et aux neveux de Donald les t-shirts colorés, sont propulsés sur le devant de la scène internationale. Continueront-ils sur le chemin de la gloire ou glisseront-ils lentement dans l’oubli, la drogue et la dépression, comme les boys-band de cette époque ? C’est ce que nous nous demandons nous aussi en voyant ce titre d’album rocambolesque : Road To Rouen. Que fait cette ville ici ? Riri, Fifi et Loulou ont-ils vécu des aventures extraordinaires en France qui valent de dédier un album à cette ville que je ne savais pas placer avec exactitude il y a quelques heures encore sur une carte de Bretagne ?

C’est donc avec curiosité et appréhension que Sigismond inséra le disque dans le lecteur. La première chanson, débutant l’album, s’appelle Tales Of Endurance (Parts 4, 5 & 6) :

Riri, Fifi et Loulou, suite à leur succès de Alright, auront donc fait prendre à leurs albums suivants une tournure plus rock que pop, teintée d’electro.  Cette chanson en est l’exemple parfait. Une longue introduction aux sonorités très électroniques, puis tout à coup, au bout de deux minutes, le chant intervient. La chanson passe alors progressivement dans le rock alternatif. Par comparaison avec la chanson Alright qui les a fait connaître, on est sur une toute autre planète. Le style est bien plus personnel, plus mature, avec aussi moins l’envie de produire des chansons propres à plaire au public et à devenir des tubes. Une trajectoire similaire à celle des Hanson, en somme. Oui, je continuerai avec les références absconses et hors de propos, c’est une constante.

La seconde chanson de l’album prend une direction plus ballade, une structure plus classique, avec un son moins electro. St Petersbrug :

Lorsque je contemple le fossé entre cet album et les chansons qui ont fait connaître ce groupe au milieu des années 90, que ce soit Alright (1995) ou encore Caught By the Fuzz (1994), je ne peux m’empêcher de me demander si l’évolution subie par leur musique est réellement due à la maturation naturelle du groupe, au fait qu’en vieillissant leurs goûts musicaux ont changé, ou si des producteurs les ont influencés à un moment de leur carrière pour qu’ils fassent des chansons plus aisément commerciales. Evidemment, comme ils sont nés lors de la grande époque des boys-band, on pourra aisément supposer que leurs premières chansons auraient pu être dictées par les producteurs. Cependant, je n’en sais rien, et l’expérience m’a appris qu’il ne faut pas porter de jugement hâtif. Si quelqu’un en sait plus, je serais ravi d’apprendre.

Mais surtout, surtout, pourquoi est-ce que, bien que cet album soit très travaillé, très subtil, très beau, avec de superbes compositions électroniques, une grande maîtrise de l’organisation des chansons, pourquoi est-ce que je clique et re-clique sans cesse sur Alright pour me trémousser ?

Toutefois, on ne pourra pas cependant conclure cette chronique sans s’arrêter quelques secondes sur le nom du groupe : Supergrass. Comme les frites de McDo ? Ou comme la super méga bonne beuh que le groupe fumait dans sa jeunesse ? Je n’invente rien : leur toute première chanson racontait comment Riri alias Gaz Coombes a été arrêté par la police en possession de marijuana ! D’ailleurs, Gaz, ce n’est pas un prénom !

Mais non, on ne va pas s’énerver, on va plutôt se détendre avec cet autre cd que je trouve ici dans mon coffre à mauvaise foi. Un peu de féminité pour la prochaine chronique, ça ne nous fera pas de mal. Il y a un peu trop de rouflaquettes, ici…

4 commentaires à propos de “Le CàMFoiDS > Supergrass – Road To Rouen

  1. Aucun commentaire ? Bon je me lance :

    J’aime bien les morceaux présentés. Impressionnant trémoussement. C’est vrai que l’évolution entre le premier album et celui présentée est importante. Mais ce n’est pas forcément la faute de méchants producteurs, comme vous semblez le laisser supposer. J’en veux pour preuve la carrière éclectique de mon idole Mike Oldfield, qui s’est complu à faire des albums très variés, et parfois inégaux 🙂

  2. Je trouve qu’il y a effectivement une évolution depuis Alright, mais je la pense logique du fait que le groupe a vieilli/grandi : ils aboutissent à un rock plus mature, plus calme aussi, ce n’est pas très étonnant : Alright ne peut qu’être chanté par un groupe tout jeune et insouciant ! D’ailleurs, s’ils étaient restés dans ce style, c’est là qu’on aurait dû s’inquiéter…

    Par contre, tes allusions à l’électro, c’est encore une fois « abscons et hors de propos », juste pour voir si on suit ? J’ai dû mal à trouver un écho électronique dans la première chanson présentée, je n’entends que de la guitare, parfois des cuivres et du piano… Peut-être est-ce parce que je n’écoute pas la chanson dans des conditions optimales d’écoute, mais je m’interroge quand même…

    St. Petersbourg m’endort par contre.

  3. C’est vrai qu’il y a peut-être une confusion dans les termes utilisés. La structure du premier morceau est moderne et peu conventionnelle : ce n’est pas du intro – premier couplet – refrain – deuxième couplet – bridge – refrain – outro. J’ai donc assimilé ça à de l’électronique, dans ma tête, alors que les instruments utilisés sont plutôt classiques.

    La deuxième chanson est moins intéressante que la première, certes, mais c’est une de celle qui a été exploitée en single, je crois, et qui a donc bénéficié d’un clip. C’est pour ça que je l’ai mise.

  4. Quel amalgame affreux, signe de ton inculture et de la légèreté avec laquelle tu prépares tes articles ! Il ne manquerait plus que tu aies de la mauvaise foi et que tu nargues constamment tes employeurs et ce serait le Sigismond ! (Oui, « le pompon », c’est has been, maintenant on dit « le Sigismond » !)

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