Le CàMFoiDS > Saxon – Call to Arms

Saxon - call to armsPapy fait de la résistance.

Attention, éloignez les enfants, calfeutrez les murs, sortez les animaux : ce qui va suivre n’est pas de la musique de lapin. Il va y avoir du bruit. Non pas subtil et raffiné, mais brutal et massif. Aujourd’hui, nous nous intéressons à un album classé Heavy Metal que nous devons au groupe Saxon, à savoir Call to Arms, sorti en 2011. Le genre d’album dont on illustre les chroniques par des catcheurs sous stéroïdes et des slogans NRA

Commençons par le début : la pochette.  La pochette est toujours le premier contact avec un album. – Sauf évidemment, lorsqu’on a déjà entendu une ou plusieurs pistes de l’album avant de l’acheter sous format physique. Mais je ne m’attarderai pas sur cette situation qui représente tout au plus 98 % des cas.– Cette porte d’entrée est comme le premier regard entre deux personnes : en un instant, vous vous forgez un jugement sur votre prochain. Est-il beau, est-il laid ? A-t-il un air intelligent, aimant, bienveillant ? Inspire-t-il confiance ? A-t-il le regard doux d’une âme sereine ? Est-il digne de votre affection ? Tout ceci se passe en un clin d’œil. Souvenez-vous tous les Disney que vous avez pu voir. La première rencontre entre la princesse et le prince charmant, la certitude qu’il est fait pour elle…

Pour un album, c’est identique. Lorsqu’on le voit pour la première fois, on sait qu’il est fait pour nous. Ici, c’est en réalité différent, car on a une espèce de sergent russe qui nous pointe du doigt pour nous intimer de le suivre. Comme on ne veut pas de problème avec le komitet gossoudarstvennoï bezopasnosti (ça fait un malheur au scrabble), soit le KGB pour ceux qui ne parlent pas le Tolstoï couramment, on prend l’album sans faire de vague et on quitte le disquaire au plus vite. Sans oser réfléchir – réfléchir, c’est désobéir -, on met le disque dans son lecteur et on écoute sagement :

Saxon – Call To Arms

L’album débute par la piste Hammer Of the Gods, qui nous met immédiatement dans l’ambiance. Tout dans cet album rappelle le metal tel qu’on le pratiquait il y a vingt ans. Les guitares saturées, les lignes de basses, les accords, la construction calme – énervé – calme – énervé – etc., c’est du terrain connu. Et pour cause : Saxon est un des pionniers du New Wave du Heavy Metal britannique de la fin des années 70, aux côtés d’Iron Maiden ou Def Leppard. Autant dire que ce sont des pépés !

Le groupe est un quintette formé autour du chanteur  Biff Byford (ici au centre, avec ses cheveux prêts à headbanguer comme un vrai métalleux). Il connait rapidement dès ses débuts un certain succès et enchaîne à un rythme honorable les albums en studio – et les tournées, accessoirement, vous en avez des dizaines d’exemple sur Youtube ; si vous aimez le cuir et les crânes rasés, faites-vous plaisir –. Call to Arms, sorti en 2011, est ainsi leur 19e album studio. Celui-ci ne doit pas être confondu avec la chanson du même nom du groupe Manowar  jouée au Magic Circle Festival en Allemagne à un volume mesuré à 139 dB, entrant par là dans le Guiness Book des records comme la chanson la plus bruyante au monde. Si vous arrivez à ressortir cette information lors d’un repas de famille, vous passerez pour cultivé – et sataniste également, les clichés ont la peau dure –.

Saxon – When Doomsday Comes (Hybrid Theory)

La chanson éponyme de l’album est une belle ballade mêlant les parties calmes et les refrains plus « saturés ». Elle reste largement appréciable par les réfractaires à ce style de musique.

Les autres chansons qui ont retenu mon attention sont Mists of Avalon et When Doomsday Comes. Celles-ci ont comme point commun d’avoir vu la participation d’un certain Don Airey au synthétiseur, au contraire des autres titres. Et Don Airey, c’est rien de moins que le claviériste du groupe Deep Purple. Et oui, quand on s’entoure des bonnes personnes, on ne peut que faire des choses bien.

On se quitte déjà et rendez-vous la semaine prochaine pour un album plus calme. Promis.

 

PS : Oui, il y a des photos d’arbres. Mais ils sont sur le cd même, pas sur la pochette.

PPS : L’illustration centrale de l’article est issue du Goulag, bande dessinée de Dimitri commencée en 1975. Comme Saxon !

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