Kendrick Lamar clippe King Kunta, la perle de « To Pimp A Butterfly »

Pochette de l'album To Pimp a Butterfly de Kendrick LamarIl y a quelques semaines, Kendrick Lamar a dévoilé son nouvel album : To Pimp A Butterfly. Allait-il à nouveau révolutionner le rap-game avec ce 3ème album comme il l’avait fait en 2012 avec le précédent, Good Kid, M.A.A.D city ? Le doute subsistait, car le premier extrait, i, une ode funky à l’estime de soi samplant les Isley Brothers, a reçu un accueil frustré de la part des critiques et des fans. Le titre était assez géant (en grande partie grâce à son sample), mais était étonnamment positif et abordait des thèmes semblables à sa chanson Real : difficile d’imaginer à quoi pourrait ressembler tout un album dans ce style-là, certains craignaient la redite pendant que d’autres imaginaient que le nouveau statut du rappeur lui enlèverait son mordant. To Pimp A Butterfly est donc arrivé et a mis tout le monde d’accord : le petit rappeur de Compton est définitivement un Grand et son album s’inscrit d’ores et déjà comme un classique, une synthèse de la musique noire américaine de ses 30 dernières années ainsi qu’une réflexion poussée sur la discrimination raciale 2.0, à l’heure où les rappeurs stars (dont il fait partie) sont passés de l’autre côté de la barrière. Pour une analyse claire et détaillée de l’album, je vous conseille la critique de mes confrères de chez dumdum.fr.

L’album forme un tout très cohérent et il est difficile d’en extraire un titre en particulier. Pourtant, le 2ème morceau clippé, King Kunta est le single le plus évident, funk, dynamique et original ! Les paroles font référence à Kunta Kinte, un esclave noir du 18ème siècle qu’on a amputé d’un pied parce qu’il avait tenté de s’émanciper. On lui avait donné le choix de perdre un pied ou ses testicules et il a fait le premier choix, refusant ainsi symboliquement à ses ennemis le privilège de lui ôter sa virilité. C’est tout ce que raconte To Pimp a Butterfly : Kendrick Lamar est maintenant le King, avant il marchait, maintenant il court et tout le monde veut lui « couper le pied ». Pour le clip de King Kunta, le rappeur revient dans sa ville natale, Compton, découvrez-le ci-dessous :

 

Un commentaire à propos de “Kendrick Lamar clippe King Kunta, la perle de « To Pimp A Butterfly »

  1. Bonjour!

    Je suis un artiste belge vivant a Londres, venant de sortir un projet en collaboration avec le studio Downtown Artists, un clip et single: ‘Weird Kid’. Cette video a atteint les 10,000 vues et commence progressivement à attirer l’attention à Londres. J’ai également participé a la saison 2 de The Voice Belgique, et de ce fait, ma notoriété actuelle dans notre plat pays pourrait contribuer à promouvoir ce projet.

    Voici donc les liens vers mon single et mes pages fans afin que vous puissiez vous faire une opinion sur mon travail et peut-être, qui sait, consacrer un prochain article sur votre blog!

    Facebook.com/AndreTajchman
    Twitter.com/AndreTajchman
    Single: https://www.youtube.com/watch?v=KRnbxV75EGU

    En vous remerciant et en espérant recevoir de vos nouvelles!

    Bien à vous
    André Tajchman

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *